LES MONTAGNES EN TUNISIE ÉCOSYSTÈME TRÈS DIVERSIFIER :
Extrémité orientale du Maghreb, la Tunisie est le pays le moins élevé ; ses montagnes sont le prolongement ultime des deux Atlas, Atlas tellien et Atlas saharien, qui en Tunisie, s’abaissent et se rapprochent jusqu’à se confondre.
Au Maghreb, la Tunisie présente la plus forte proportion de plaines, les unes assez élevées, cuvettes morcelant le relief montagneux, les autres, les plus vastes, s’étendent largement en bordure de la côte orientale et se prolongent en Tripolitaines. Plus de la moitié du territoire est à moins de 200 m d’altitude.
Partie orientale du Maghreb (Afrique du Nord), la Tunisie, par ses limites Nord et Est, est le pays le plus largement ouvert sur la méditerranée.
Les montagnes tunisiennes couvrent une près de 2 millions d’hectares, en considérant les terrains dont l’altitude dépasse 300 m.
Zones de fortes potentialités, elles abritent des ressources vitales. Elles sont des sources d’eau primaires, des terres agricoles, pastorales et forestières, jouissent souvent de bonnes conditions climatiques et sont des centres de diversité biologique.
Du nord au sud, les montagnes ont toujours un rendez vous avec la Mer, la Forêt, la Steppe, l’Oasis et le Sahara. Elles englobent des paysages remarquables et diversifiés, allant des falaises humides sur la méditerranée, aux dyrs sur les hauts plateaux de la Tunisie verte tandis que au sud ils rayonnent sur les dunes de sable dont seule la couché du soleil permettra de connaître les limites.
De nombreuses traces d’industrie humaine, datant du paléolithique inférieur témoignent de l’ancienneté des habitants de la montagne, sachant que la Tunisie est marquée par une étonnante suite d’invasions et d’influences diverses : phénicienne, romaine et arabo-musulmane. Mais aussi, par excellence, la montagne reste l’un des symboles de la lutte pour l’indépendance du pays. C’est le lieu d’une résistance et de refuge des fellagas et des nationalistes.
De nos jours, la montagne est occupée par des populations assez diverses, les unes adaptées au milieu humide et neigeux, les autres à celui steppique, continental ou désertique très chaud, représentant ainsi une diversité et un patrimoine culturel spécifique visible sur des faibles distances.


Quatre grands ensembles orographiques peuvent être distingués: le tell, la dorsale, les steppes et le sud.


Caractéristiques environnementale :


A cheval sur le domaine atlassique et le vieux continent africain, la Tunisie montre une structure plissée au nord et une structure monoclinale au sud. Les terrains sont sédimentaires sauf à la Galite (roche éruptive).
Le climat, humide au nord, devient semi-aride au centre et aride à saharien au sud.
Une importante variabilité floristique et écologique est observée en Tunisie.
La fragilité des écosystèmes montagnards, la variabilité interannuelle liée au caractère méditerranéen du climat, la proximité du Sahara et la présence d’une population rurale dans les montagnes constituent les facteurs essentiels dans le façonnement des paysages observés. Parmi toutes les espèces végétales et animales que possèdent la Tunisie, une grande partie est localisée dans les écosystèmes montagnards. Certaines sont remarquables par leur rareté, d'autres par leur abondance, certaines sont considérées pour leur intérêt économique, ou simplement scientifique. Le bilan approximatif de la faune tunisienne est de 75 espèces de reptiles, batraciens et poissons et un nombre impressionnant d'invertébrés. La flore se
compose de 5500 espèces et sous-espèces couvrant l'ensemble du pays.
Faute de recherche, beaucoup de plantes, animaux ou sites, n'ont pas encore révélés leur potentialité économique ou utilitaire. Il est donc nécessaire d'assurer la survie et le maintien d'un maximum d'espèces non seulement pour préserver l'héritage naturel pour les générations à venir et l'environnement humain, mais aussi en vue de leur utilisation économique future.
Plusieurs conventions internationales, dont la Tunisie est souscrite, touchent de près ou de loin les écosystèmes montagnards et qui l'engagent à respecter et à organiser sur son territoire la protection et la conservation du patrimoine naturel mondial.
- Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (loi 74-12 du 11 mai 1974).
- Convention africaine pour la conservation de la nature et des ressources naturelles (loi n° 74-91 du 4 novembre 1976).
- Convention relative aux zones humides d'importance internationale particulièrement comme habitats de la sauvagine (loi n° 80-9 du 3 mars 1980).
- La Convention internationale pour la conservation du patrimoine mondial culturel et naturel (loi n° 74-89 du 11 décembre 1974).
- La Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (loi n° 86-63 du 16 juillet 1986).
- La Convention internationale sur la diversité biologique, ratifiée par la Tunisie le 3 Mai 1993.